La seule usine de l'armée de terre

26/1/2013
1 commentaire


Sur la carte de France des sites militaires, le centre de maintenance automatisée des parachutes (CMAP ) du quartier capitaine VERGNES à Montauban représente la seule usine de l'armée de terre. En un seul lieu le 3ème RMAT dans une unité des plus moderne (dont la première pierre fut posée en 2002) présente une usine avec une compagnie de réparations des parachutes pour toute l'armée et une compagnie de pliage qui elle travaille uniquement avec l'armée de Terre. A force de regroupement et de rationalisation les 350 personnes sont entrées en phase de plein rendement en ce début d'année. Et de mutation, puisque si pour l'heure on estime que l'on plie environ 80 000 parachutes par an et que l'on effectue environ 100 000 heures de réparations il va y avoir une mutation à assumer avec l'arrivée progressive des nouveaux parachutes aussi bien le dorsal que le ventral.

C'est d'ailleurs ces phases de réparations, de pliages qui ont fait l'objet hier d'une visite officielle de nombre de personnalités civiles et militaires. Outre le savoir-faire exceptionnel des plieurs (il faut environ quinze minutes pour plier un parachute) qui travaillent en atelier sur un service en continu de 6 heures avec une pause toutes les soixante-quinze minutes il va falloir monter progressivement en puissance avec les nouveaux parachutes. Le marché de la fabrication a été remporté par une firme anglaise au nom prédestinée « Airborne ». En quelques semaines l'armée a pris livraison d'environ 5 000 parachutes et on arrivera rapidement à 20 000 unités. Ces nouveaux parachutes iront équiper en priorité les régiments aéroportés du grand Sud, mais pas à cadence trop rapide.
Une plus grande voilure

Dès le mois de février le personnel du CMAP aura en face de lui un interlocuteur de premier plan : un ergonome qui décortiquera tout ce qu'il faut savoir pour mieux s'adapter à la nouvelle voilure. Le parachute dorsal ayant dans sa conception britannique une voilure de 115 mètres carrés contre 74 à l'heure actuelle. On parle pour ceux qui vont l'utiliser d'une vitesse de descente faible, d'une bonne stabilité pendulaire. Ce parachute dorsal pèse 17,35 kg, il est contenu dans un sac de 800 grammes. Le militaire utilisateur de ce dorsal pouvant représenter au moment du saut une masse totale équipée de 165 kg. Soit outre le poids moyen du soldat de 85 kg une charge de 80 kg. Sur une table de pliage ce parachute a une longueur du méridien de 7 mètres, les suspentes faisant 7,80 et la longueur totale de la voilure avec élévateurs étant estimée à 15,30 m. De son côté le nouveau parachute ventral de secours a un poids total de 8,10 kg. Il a comme caractéristique une ouverture rapide à grande vitesse et progressive à basse vitesse, une vitesse de descente faible et une bonne stabilité pendulaire. Pour l'heure les exemplaires qui arrivent à Montauban sont pliés par le personnel sur site, d'autres militaires étant aussi ces jours-ci en formation pour densifier à temps voulu la mission.

Source : La Dépêche du Midi

 








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Commentaires :

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  • vayre . dit :
    04/2/2013 à 12h 12min

    Bravo les jeunes et bon courage.Affectueusement à vous tous et toutes.Que vive longtemp notre belle spécialitée.Thérése.




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