MAINTIEN EN CONDITION DES MATÉRIELS DE PARACHUTAGE.

 
  • DÉFINITION.
Le maintien en condition englobe l’ensemble des opérations d’entretien, de réparation et de modification ayant pour objet de maintenir, de rétablir et, le cas échéant, d’accroître le potentiel d’utilisation des matériels.
Ces opérations sont définies dans la documentation technique propre à chaque type de matériel.

Les textes de base concernant le maintien en condition des matériels de parachutage et de largage ont été :
et sont actuellement :
  • Pour la CMAP : directive de maintenance 25351/DEF/DCMAT/SDT/AE/PL relative à l’organisation et exécution des opérations d’entretien et de réparation des matériels de parachutage dans la cellule de maintenance automatisée des parachutes du 5 octobre 2005. 
  • Pour les DTMPL et AMPL : circulaire N° 13001/DEF/DCMAT/SDT/AE/PL relative à l’organisation et à l’exécution du maintien en condition du matériel de parachutage et de largage dans les corps de troupe du 13 novembre 2006.
  • CIRCUIT DE TRAITEMENT DES PARACHUTES.
Le circuit de traitement des parachutes en DTMPL comprend les opérations suivantes :
- réception,
- triage,
- aération - séchage,
- visite puis pliage ou visite-pliage,
  • éventuellement, conditionnement des parachutes "pliage prêts à l’emploi",
  • éventuellement, mise en réparation,
- emmagasinage,
- entreposage,
- vérification périodique,
- transport,
- distribution.
  • ORGANISATION DU PLIAGE DES PARACHUTES À OUVERTURE AUTOMATIQUE.
Depuis la création des unités parachutistes jusqu’à nos jours, l’organisation du pliage des parachutes à ouverture automatique à fait l’objet de trois concepts différents :
  1. La visite et le pliage par l’utilisateur.
  2. La visite séparée du pliage par différentes équipes de plieurs.
  3. La visite et le pliage sur une même table par la même équipe.
Une étude ergonomique s’est déroulée au CPE de la BOMAP en 1987 et est à l’origine du concept n°3 et a vu le jour en 1995.
 
De 1935 jusqu'à la guerre d'Indochine.

Le pliage était réalisé par les sautants sous contrôle des moniteurs.
Fès, école des parachutistes (1943): l'atelier pliage.
 
En Indochine.

Pour libérer le maximum de combattant des taches logistiques, le pliage des parachutes à personnels était réservé au personnel féminin. Trois plieuses étaient affectées à une table. Deux assuraient le pliage et la 3ème, la fermeture des parachutes sur une autre table pour les parachutes dorsaux.
Pour les parachutes ventraux, deux plieuses assuraient le pliage. La fermeture était faite par des hommes.
 
En Afrique du Nord.

C'est en 1952 qu'une organisation différente voit le jour. Le pliage est alors effectué essentiellement par des plieurs masculins organisés en équipe. Les féminines font essentiellement de la réparation mais renforcent  au pliage lorsqu'une grosse campagne de sauts est organisée.  Lorsqu'il est fait appel à elles, elles effectuent le pliage de nuit, après leur rendement réparation.
 
Des années 60 aux années 95.
 
L’atelier de pliage se composait d’une salle de visite et d’une salle de pliage.
Le travail de visite était effectué sur une table type Ch37, par une équipe de deux vérificateurs. Le contrôle était assuré par un gradé du rang dont l’action s’étendait à deux équipes de vérificateurs. Les matériels visités étaient enregistrés sur une situation journalière de visite. En règle générale, une table de visite alimentait deux tables de pliage.
Le travail de pliage s’effectuait par une équipe de 3 plieurs qui occupaient les postes suivants :
  • voileur,
  • loveur,
  • couseur.
Le contrôle était assuré par un chef d'équipe (souvent un gradé du rang) dont l’action s’étendait à deux équipes de plieurs.
Il appose sa signature après l’exécution de chaque contrôle sur la fiche de contrôle (PTS) ouverte pour chaque parachute.
Les matériels pliés étaient enregistrés sur une situation journalière de pliage.
 
À partir de 1995.
 
Le concept de pliage devient visite-pliage sur la même table par les mêmes opérateurs.
 
À la CMAP de 2004 à 2021.
 
Le pliage était organisé en module. Le module se composait de trois plieurs, d’un fermeur et d’un chef d’équipe. Ce dernier était responsable de trois tables de pliage. Il contrôlait les différentes phases de pliage. Chaque table était armée par un plieur qui effectuait les trois premières phases de pliage. La fermeture du sac était réalisé par un quatrième plieur situé en bout de module.
Un chef de groupe pouvait encadrer jusqu’à 2 modules.
Pourquoi cette méthode ? Car les 3 plieurs sur les 3 tables étaient sensés être remplacés par... le PAPP ! Et le 4ème plieur, lui, restait car le PAPP ne faisait que les 3 premières phases.
 
À la CMAP à partir de 2022.
 
Une nouvelle organisation de pliage déjà expérimentée avec la STAT consiste à mieux rentabiliser l’espace, devenu trop restreint aujourd’hui lorsque la compagnie est présente en nombre (180 personnels au total), en pliant à 2 par table. Le plieur A faisant les 2 premières phases et le B les 2 dernières avec un échange à mi-rendement pour diminuer les risques de TMS (Trouble-musculo-squelettique). Un chef d’équipe a deux tables sous sa responsabilité (4 plieurs) et une production augmentée légèrement à 15 EPC/plieur soit 30 par table. Cette nouvelle organisation a nécessité  des aménagements conséquents : nouvelles tables de pliage plus larges et une modification du logiciel informatique pour le contrôle du chef d’équipe.
 
  • ORGANISATION DU PLIAGE DES PARACHUTES À OUVERTURE COMMANDÉE.
La visite et le pliage ont toujours été séparés ; du temps des parachutes hémisphériques, les 2 opérations étaient exécutées sur les tables de pliage CH37. Avec l'arrivée des parachutes de type aile, des barres horizontales sont utilisées pour la visite. Le pliage est lui effectué sur des plans de travail adaptés : table de pliage, tapis de pliage et même un portique pour la première phase depuis la généralisation du pliage "debout".
Il est à noter que depuis xxxx, le pliage des voiles principales n'est pratiquement plus effectué que par les sautants eux-mêmes. Les DTMPL, eux, sont en charge du pliage des voiles de réserve (ou secours) et de la vérification des voiles principales tous les 30 jours environ.
 



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