Chapitre 6: LES FÉMININES DE LA SPÉCIALITÉ DES MATÉRIELS DE PARACHUTAGE ET DE LARGAGE

L’Excellence au Féminin : Un Engagement pour la Vie
L’engagement des femmes dans la spécialité des matériels de parachutage et de largage repose sur un parcours d'exception, alliant formation militaire, brevet de parachutisme et expertise technique lors des rallyes de l'ERGM ALAT & Aéro. Ce dévouement a trouvé sa consécration historique lors d'un défilé mémorable sur les Champs-Élysées, symbole de leur rôle crucial au service de la « troisième dimension ».
Au-delà de la technique, cette histoire s'écrit à travers les témoignages croisés des PMFAT, des SOFAT et des personnels civils. De l'obtention des premiers brevets à l'encadrement en atelier, ces récits célèbrent la transmission d'un savoir-faire rigoureux.
« Une chaîne humaine pour un ciel sûr : l’union fait la sécurité. »
Plus qu’une spécialité, c’est une communauté soudée par une loyauté sans faille qui garantit, chaque jour, la sécurité absolue de ceux qui s'élancent dans le vide.
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Les plus anciennes ont été sommairement formées à Margival ou à Versailles, avant de partir pour l'Indochine. Puis, à partir de 1953, toutes les féminines qui postulaient à l'engagement dans l'Armée de Terre étaient formées à Dieppe. Cela dura jusqu'à la fermeture de l'école en 1973. À partir de cette année, le Matériel forma ses propres personnels à Montauban.
C'est en 1983 qu'elles rejoignirent les garçons à Saint-Maixent, car elles venaient d'obtenir le statut de sous-officier.
   
Ce n'est qu'en 1965, que les féminines ont été autorisées à postuler pour le stage du brevet parachutiste. L'année suivante, le 21 mai 1966, la première promotion de PFAT montalbanaises étaient brevetées.
Au début personne ne nous a prise au sérieux. On croyait que nous allions redescendre avec l’avion. Et puis, nous avons sauté… ce fut la grande surprise. « Ils » étaient écœurés… vous pensez si nous étions fières."
   
"6h30. après tirage au sort pour l’ordre de départ, les équipes, qui, chacune porte le nom d’une province de France, s’élancent échelonnées toutes les quinze minutes. Un brouillard épais et persistant rend plus encore mystérieuse la forêt de Grésigne. Carte à la main, boussole autour du cou, le chef d’équipe ouvre la marche. En avant ! Qui fera le meilleur temps ? Midi-Pyrénées ? Bretagne ? Anjou ? Guyenne ? etc..."
   
"Elles avaient commencé à marcher, depuis des semaines, de long en large, ensembles, fractionnées. L’asphalte de l’enceinte du quartier VERGNES chauffait sous cette géométrie cadencée et sans fin. Elles finirent par marcher en rêve et à rêver en marchant. Le magnétoscope leur renvoyait l’image des unes et des autres, marchant sans cesse à la recherche de la perfection. Automatisme du geste, du regard, du cœur peut-être. Elles n’étaient plus des sous-officiers. Elles étaient devenues des « robots défilant »..."

Témoignages de PMFAT

Témoignages de SOFAT

Témoignages de personnels civils

   
 

Le jardin secret de Marie-Louise

 
Un article sur les réparatrices de parachutes, parut dans le magazine TAM de mai 1969, à lire ici>>



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