La formation des réparateurs du CASV

26/7/2011
1 commentaire


Dans le numéro 643 du magazine de l’armée de l’air « Air actualités », il y a un article très intéressant sur le Centre « Air » de Saut en Vol (CASV) d’Orléans. Cette unité a pris place dans l’infrastructure laissée par le CNIP et l’atelier d’Orléans. Vous pouvez lire l’extrait concernant l’activité MAT PARA en cliquant ici

Article très intéressant certes, cependant il passe sous silence l’énorme travail de formation accomplit par nos « petites mains » de l’atelier détaché de Montauban, qui sont à l’origine de ces formations.


L’adjudant-chef (er) E. PLOQUIN, qui a dirigé de « mains de maître » l’atelier d’Orléans pendant quinze ans (1993 – 2008), nous apporte quelques précisions sur le sujet.





Les réparateurs militaires de l’armée de l’air sont des MTA (Militaire Technicien de l’Air) du grade de caporal chef. Le premier réparateur fédéral à avoir été formé pour la réparation des parachutes sportifs, vers 2007, était le caporal-chef Eric WEISS. Il a été en stage à Montauban en 2011, afin d'acquérir nos connaissances techniques par le biais du CT1.

En 2007, deux personnels ont reçu l'agrément de réparateur fédéral: l'adjudant Marc VIGNACOURT (aujourd’hui décédé) et le caporal-chef Adeline BOUDINEAU. Cette dernière était une ancienne Volontaire Militaire Féminine de l’armée de terre, formée à Montauban, et qui a rengagé dans l'armée de l'air. Ce fut la première féminine à venir nous renforcer au départ de notre dernier sous-officier, Sandra GOFFINET, mutée à la Réunion. Nous n'étions plus que deux, l'adjudant LEDON et moi-même pour remplir la mission. Il a fallu demander du personnel à l'armée de l'air et le former aux pieds levés.

À ma connaissance l'adjudant VIGNACOURT avait lui une base de réparateur (bourrelier) qui n'existait plus au sein des spécialités de l’armée de l'air. Il a fait le cursus normal CT1 CT2, alors qu'il possédait toutes les qualifications de niveau 2.

J’avais concocté, pour les jeunes, un programme accéléré, adapté à des doigts de garçon, afin qu'ils soient rentables rapidement et surtout qu’ils perçoivent tout de suite leur utilité. Au programme : sellerie des sacs de dorsal 696-26 et des sacs de ventral 511, puis je les amenais, progressivement à la voile par une répétition de gestes afin d’obtenir l’automatisation de mouvements simples et précis. Chacun a eu son suivi personnalisé. Comme ils ne possédaient aucun diplôme, dans ce domaine, il fallait bien garantir une certaine qualité de travail et une certaine cadence, pour sortir les parachutes. Ils sont ensuite partis faire le CTE, puis le CT1 à Montauban. À l’heure actuelle, je ne pense pas qu'ils soient en possession du CT2 réparation. J'avoue qu'ils m'ont impressionné par leur bonne volonté.

Les petits gars étaient tous des volontaires, saturés de pliage après cinq à six années de pratique. Ils ont vu également le profit qu’ils pouvaient en retirer dans le cadre d’une future reconversion.

L'adjudant LEDON, qui m’a remplacé à la tête de l’atelier a continué cette formation initiale dans le même esprit jusqu'à ce qu'ils maîtrisent tous les types de réparations. Ce qui est la seule façon de garantir la sécurité et la rigueur des réparations.

L'adjudant LUCCIANO qui chapeaute l’atelier est CT2 conditionnement et a dû faire la formation FFP, car il commençait à réparer les parachutes sportifs de la SAPS (section air de parachutisme sportif) avant que je parte. C'est un touche-à-tout hyper doué.

Les mécanos niveau 2 comme l'adjudant-chef BOUCHER (chef des services techniques) sont des gestionnaires qui coiffent la partie documentation et approvisionnement. Ils n'ont eu aucune formation de mat para. Par contre il n’avait de cesse de vouloir me démontrer que n' importe pouvait nous remplacer.

L'adjudant LEDON, sert en contrat ESR dans l’armée de l'air et vient superviser ponctuellement le travail de l'atelier puisque depuis 1995 l'armée de terre est la seule à détenir le monopole de la réparation des parachutes. Un adjudant-chef mécano m'avait confié, un jour, que l'armée de l'air n’avait plus la spécialité réparation des parachutes à personnel qui se faisait avant à la Base aérienne 278 d’Ambérieu-en-Bugey.


Je vous invite à relire l'histoire de l'atelier d'Oléans en cliquant ici

Partagez sur les réseaux sociaux

Commentaires :

Laisser un commentaire
  • Daniel Alonso dit :
    14/6/2017 à 9h 20min

    Bonjour, Aujourd'hui, quelle est la structure de formation et quel est le contenu de cette formation (durée, programme, etc) ?




  • Créer un site
    Créer un site