Chapitre 2: HISTORIQUE DES UNITES MATPARA

 

Le Détachement Technique de Maintenance Parachutage et Largage du 2ème REP.

 
À compter de 1962 et de la signature des accords d'Evian, l'armée française quitte progressivement l'Algérie pour être rapatriée en garnison en France métropolitaine.
Pour le 2e REP, ce déménagement se fera progressivement entre 1965 et 1967. Depuis sa garnison de Bou-Sfer, dernière base française sur le territoire algérien, le régiment va envoyer des unités préparer le nouveau quartier, situé à Calvi, en Corse. Ce quartier est l'ancienne base du 1er bataillon de Choc de la 11e demi-brigade parachutiste de choc, dissoute en 1963. Le déménagement complet du régiment sera effectif en 1967.
  • Les chefs de la SEP.
ADJ FILLIATRE
1974 - 1979
ADC HOAREAU
- 1985
ADC MERMOZ
1985 - 1989
ADJ LEBRETON
1990 - 1994
  • Les chefs du DTMPL.
ADJ LALANNE
1994 - 1998
ADJ LEBRET
1998 - 2003
ADJ RICHE
2003 -2007
ADJ TROUILLET
2007 - 2011
ADJ BLEVIN
2011 - 2015
ADJ DUTHU
2015 - 2017
       
ADC FAURE
2017 - 2020
ADC ZIMMERMAN
2020 -
       
  • Les chefs d'atelier du NTI 2.
ADC TISSOT-DUPONT ADJ JOLY ADC LAMOUCHE ADJ CONNAN
 
  • Témoignage de Bruno LALANNE (Coin's 283).

J'ai été  affecté au 2ème REP de CALVI le 01 août 1994, et mon épouse, l'ADJ CHAPON, a également rejoint ce régiment à la même date. J'ai été affecté pour occuper la fonction de chef de la section pliage et mon épouse celle de réparatrice.
L’année 1994 a été marquée par de nombreux changements structurels au sein du régiment. En effet, peu de temps après notre affectation, la compagnie de maintenance du 2ème REP voyait le jour : c’est le CNE MUSMEAUX qui en fut le premier commandant d’unité. La création de cette unité unique, avait pour corollaire d'affecter un grand nombre de personnels, officiers, sous-officiers et militaires du rang non légionnaires. Ce fut, en soi, une petite révolution chez les «REPMAN». Ces personnels venaient surtout du 14ème RPCS de Toulouse et certains d'entre eux n'avaient pas eu le choix. Auparavant les seuls personnels non légionnaires affectés au régiment étaient les trois ou quatre sous-offciers MATPARA de la section pliage. Les réparatrices, quant à elles, dépendaient de l'atelier de réparation de parachutes de MONTAUBAN. Quelques mois après, la section pliage et l'atelier de réparation rejoignaient la compagnie de maintenance et les personnels féminins se voyaient attribuer le port du célèbre béret vert.
Le rythme de travail au sein de la section pliage était assez soutenu. J'avais dans la section un BSTAT comme adjoint et deux BSAT comme chef de groupe. Je disposais également d'une douzaine de légionnaires qui m'étaient affectés et constituaient le «noyau dur» de la section. Les autres plieurs étaient fournis par les compagnies de combat. Cette organisation n'allait pas sans amener quelques difficultés. Le nombre de plieurs fournis était fixé en fonction des besoins en parachute du régiment, et dépendait surtout du bon vouloir des commandants d'unités. Je passe sur les légionnaires qui étaient désignés, mais qui devaient passer la visite médicale, où se rendre au rapport du commandant d’unité et j'en passe.
En clair, on travaillait à flux tendu au niveau de l'effectif. Il a fallu beaucoup de temps et d'efforts de pédagogie pour faire admettre que le pliage ne se faisait pas en claquant des doigts. Et même après explications, il y avait toujours des problèmes d'effectif. La seule chose importante aux yeux de régiment c'était d'avoir des parachutes pour la séance de saut. À cette époque, le moindre aéronef qui passait à proximité de Calvi était potentiellement capable d'embarquer des parachutistes. En moyenne, nous avions un C160 tous les quinze jours et nous ouvrions environ cinq cents parachutes à ouverture automatique par séance. Les plieurs effectuaient environ une bonne quinzaine de sauts à ouverture automatique par an et ce sans forcer.
Les relations avec les unités du régiment étaient très bonnes. Il s'agissait au départ pour le jeune adjudant que j'étais de marquer son territoire et d'agir en bonne intelligence avec les différents correspondants, sans y laisser son âme. Quoi qu’il en soit, les sections MILAN avaient toujours besoin de scotch TAP et les chefs de section de différentes bricoles. Globalement, cela se passait bien !
Avec les autres ateliers de la compagnie de maintenance, il y avait par contre des tiraillements. Je n'ai pas cherché à savoir pourquoi. Peut-être le fait que la section pliage était bien vu par le régiment, cela faisait naitre des jalousies. Bref, pas de quoi fouetter un chat, mais l'ambiance était des fois tendues.
Les réparatrices, commandées par l'adjudant-chef TISSOT-DUPONT et ensuite l'adjudant JOLY, jouissaient d'une position un peu particulière. Elles ne prenaient pas de service au sein du régiment. Leur statut de réparatrices faisait que les personnels, ayant toujours quelque chose à leur demander, y allaient avec moult politesses et précautions.
L'intensité du travail, une disponibilité totale, une insularité parfois pesante ont été souvent difficiles à porter, Il n'en demeure pas moins que ce fut une expérience humaine très enrichissante. L’immersion totale dans ce monde de la légion étrangère, est une expérience à vivre. Cependant, personnellement, je n'irai pas jusqu'à la renouveler.

  • Photos du DTMPL transmises par Yannick TROUILLET (Coin's 203).
Vue d’ensemble du DTMPL.
L’entrée principale La salle de pliage
Détails des côtés de l’entrée  
Le fanion du DTMPL  
Plaque de la stèle de l'entrée du DTMPL.
En cliquant sur la photo, vous pouvez lire le témoignage de Jean-Pierre MERMOZ (Coin's 9), présent à Djibouti au moment de ce dramatique accident aérien.
 
  • Témoignage de l'ADJ Sébastien DUTHU (Coin's 524).
Témoignage extrait du magazine REP info familles d'octobre 2016: cliquer ici>>
 
  • Témoignages de Marie-Paule JOLY.

Les quatre sous-officiers féminins parachutistes ont pour mission d'effectuer la réparation et l'entretien des matériels de parachutage du régiment. Ce dernier possède une infrastructure de soutien adaptée et moderne.
Nous faisons partie intégrante de la 5ème compagnie de maintenance de contact créée le 1er août 1994. Nous participons, avec les cadres et légionnaires, à la plupart des activités du régiment.
Nous sommes aussi des mères de famille et nous avons, malgré de nombreuses activités professionnelles, le temps de nous consacrer à nos enfants.
J'oubliais notre principale particularité: nous sommes les seules sous-officiers féminins du matériel à porter le béret vert et l'insigne du 2ème R.E.P. sur notre tenue.

  • Extrait d'un article paru dans le magazine "Béret Rouge" numéro 196.
Créée le 1er août 1994, la 5ème compagnie a repris les traditions de la 5ème compagnie moyenne de réparation de la Légion étrangère dissoute le 30 septembre 1955 en Indochine. C’est à la suite de la dissolution de l’Etablissement du matériel de Corte que cette compagnie vit le jour.
Outre son état-major, la 5ème compagnie comprend quatre sectionsla section de réparation et mobilité de niveau technique (SRM1), la section de réparation et mobilité de niveau technique (SRM2), la section de réparation. entretien et pliage de parachutes (SREPP). la section de réparation, armement, optique et transmissions.
Au sein de la 5ème compagnie, lSREPP, dirigée par l'adjudant LALANNE, est une section bien spéciale et unique au 2ème REP. Forte de 4 sous-officiers et 35 légionnaires, elle reçoit également du personnel des compagnies de combat pour le pliage des parachutes.
Annuellement, une moyenne de 17 000 parachutes (soit 400 par mois et de six types différents) sont aérés, séchés, vérifiés, repliés, conditionnés et stockés. C'est dans cette section que l'on trouve les seules femmes portant le béret vert. Membres du régiment à part entière, quatre réparatrices, sous le commandement de l’adjudant féminin CHAPON, recousent les voiles et les gaines abîmées lors des sauts.
Et attention
! au cross régimentaire, elles s'accrochent et elles ont déjà battu des hommes.
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Historique des unités MATPARA
 
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