Chapitre 10: MATÉRIELS DE PARACHUTAGE, DE LARGAGE

ET DE VOL DE PENTE.

 
Dispositifs spécifiques des voiles de parachutes à ouverture automatique.
  • Volets accélérateurs d’ouverture.
Volets montés sur la périphérie extérieure du bord d'attaque et destinés à accélérer l'étalement et diminuer l'abaissement à l'ouverture. Ex : TAP 696-26 F2 et TAP EPC-PP. Appelés familièrement « godets ».
  • Résille de bord d'attaque.
Bande de résille destinée à diminuer (voir supprimer) le risque de double coupole et régulariser l'ouverture en permettant que le bord d'attaque ne " colle " pas (retard à l'ouverture). Cette modification concourt à diminuer l'abaissement à l'ouverture. Ex : TAP 696-26 F2, ARZ 697B-29D et TAP EPC-PP.
  • Martingale.
Ruban (ou drisse) vrillé, cousu à l'extérieur de la périphérie de la voile et formant un pont au-dessus de chaque point de fixation des suspentes. Ce dispositif empêche le plissement vers l'intérieur des portions de tissu non tendues pendant la première phase du déploiement. De plus, la surépaisseur générée empêche le bord d’attaque de “coller” comme pour la résille de bord d’attaque. C’est un système régulateur d'ouverture. Ex : TAP 511 F2.
 
  • Cordeau central (ou APEX).
Système composé d’une ou plusieurs drisses reliées d'une part à la cheminée et d'autre part aux élévateurs ou aux manilles. D'une longueur calculée, il fait rentrer le bord de fuite à l'intérieur de la voilure (diminution du maître couple).
Ex : TAP 511 F2 et TAP EPC-VS.
  • Systèmes de déventement.
Dispositifs de type « 3 anneaux » ou libérateur ARZ 40 reliant les élévateurs au harnais et permettant au parachutiste de libérer sa voilure APRES LE POSER quand il est traîné par un vent fort.
Ce ne sont pas des systèmes de libération mais des systèmes de DEVENTEMENT.
Ex : TAP 696-26 F2 (ARZ 40), ARZ 697B-29D (ARZ 40) et TAP EPC-PP (3 anneaux).
 
Accessoires des parachutes à ouverture automatique.
Les sangles d’ouverture automatique sont destinées à assurer, après accrochage du mousqueton au câble de l’aéronef, l’ouverture du parachute sans intervention du sautant. Selon l’aéronef et l’issue empruntées, la longueur et la couleur de la sangle varient.
SOA pour parachutes OA de l'ancienne génération: TAP 661-12 et EFA 672-12.
La SOA jaune: utilisée pour les sauts par les portes latérales du Nord Atlas, du C160 et du C130. Elle est réalisée avec une sangle nylon de 25 mm, d'une résistance à la rupture de 2000 daN et d'une longueur terminée de 5,90 m.
La SOA bleue: utilisée pour les sauts à partir du Twin Otter DH6.
La SOA noire: utilisée pour les sauts à partir de l'issue axiale du Transall.
La SOA rouge: montée sur les parachutes d'instruction au sol.
Précision: tous les mousquetons équipant les SOA des parachutes de l'ancienne génération, sont des mousquetons AP34.
  • SOA du TAP 672 A12.
La boucle terminale (1) était reliée au sac suspentes premières (ou sac à voile) par nœud à tête d'alouette. Une patte d'attache (2) était fixé au moyen de drisse en lin au milieu du sommet du rabat supérieur et les 3 boucles (3, 4 et 5) permettaient la fermeture des rabats au moyen de drisse 25 daN.
SOA pour parachutes OA de la nouvelle génération:
TAP 696-26 F2 et EPC.
  • SOA du TAP 696-26 F2.
Le TAP 696-26 F2 (alias EPI) a, dans son unité collective, une seule SOA : la SOA jaune (AP122) avec un mousqueton cousu sur la sangle. Cette SOA jaune est utilisé pour les sauts par portes latérales du Transall C160, du Hercules C130 et du CASA CN235. Sa résistance à la rupture est de 1800 daN et sa longueur terminée est de 4,025 m.
Ce parachute est aussi utilisé avec trois autres SOA, de couleurs différentes. Chaque SOA possède sa propre codification. La couleur est liée à une longueur et à une utilisation.
La SOA noire (AP99) : plus longue, elle s'utilise pour les sauts « tranche arrière » (ou issue axiale) du C160.
La SOA bleue (AP102): plus courte que la jaune, s'utilise pour le TWIN OTTER ou pour l'issue axiale du CASA CN 235 (200 et 300).
La SOA écrue (AP126): récente, elle s'utilise pour les sauts à partir de l’issue axiale du C130.
Cette dernière est "étatique", c’est à dire créée par la DGA/STAT, alors que les autres sont issues du fabriquant AERAZUR.
Le mousqueton AP68 se compose de 3 pièces mécaniques simples dont la cinématique confère au matériel une double sécurité d’accrochage :
  • le corps du mousqueton : pièce matricée en forme de crochet,
  • le linguet : pièce coulée en forme d’étoile à trois branches qui permet par une cinématique simple de verrouiller le corps du mousqueton sur le câble de parachutage. Sa libération nécessite deux actions de rotation consécutives qui réalisent la sécurité du système,
  • le ressort qui permet au linguet de retrouver en permanence sa position initiale et participe de ce fait à la sécurité du système.
  • SOA de l'EPC.
L’EPC a, dans son unité collective, une seule SOA : la SOA jaune. Elle est constituée de deux composants démontables : le corps de SOA jaune (la sangle) d'une longueur de 4 m et un absorbeur d'énergie équipé d'un mousqueton. Le corps de SOA et l'absorbeur sont fixés l'un à l'autre par un nœud à tête d'alouette.
Comme pour le TAP 696-26 F2, trois autres SOA, également codifiées indépendamment, peuvent être utilisées.
La SOA EPC noire : même longueur que celle du TAP 696-26 F2, elle est démontable en deux parties liées par une tête d'alouette. Il n’y a plus d'absorbeur d’énergie,  car le poids est limité à 110 kg pour un largage par l'issue axiale du C160. Sa résistance à la rupture est de 1800 daN et sa longueur terminée est de 6,71 m.
La SOA EPC bleue est identique à celle du TAP 696-26 F2. Sa résistance à la rupture est de 1800 daN et sa longueur terminée est de 3,20 m.
La SOA écrue (AP126) est la même que celle du TAP 696-26 F2. Sa longueur terminée est de 4,025 m. C’est une SOA "étatique" fabriquée au détachement de Montauban du 3ème RMAT.
Remarques:
  • un absorbeur d'énergie est une sangle à décousure repliée sur elle-même qui permet d'absorber de l'énergie en cas de choc important pour protéger les câbles et fixations de l'aéronef. En effet, comme l'EPC supporte 165 kg (35 kg de + que l'EPI), on dépasse les limites que supportent en théorie les agrès de fixation des câbles.
  • une sangle à décousure, est une sangle double dont les deux épaisseurs sont tissées ensemble. Cela crée une résistance quand on veut séparer les deux épaisseurs, ce qui "consomme" de l'énergie qui ne se retrouvera pas sur le câble de l'aéronef.
  • on peut également monter la SOA jaune du TAP 696-26 F2 sur l'EPC. En effet, l'absorbeur d'énergie est volumineux et il crée quelques soucis quand les SOA sont agglutinées à la porte latérale, en particulier celle du CASA. Alors, bien sur, dans cette configuration, l'EPC sera limité à 130 kg.
  • tous les mousquetons équipant les SOA des parachutes de la nouvelle génération, sont des mousquetons AP68.
  • SOA EPC, pour saut à partir de l'A400 M.
La SOA EPC A400M est spécifique au parachute dorsal d'arme TAP EPC-PP et à l'aéronef A400M. Equipée d'un mousqueton AP68, elle a une longueur de 5,08 m et possède un fourreau de protection destiné à protéger la sangle des frottements sur l'encadrement de porte.
Les coutures des 2 boucles terminales ont été renforcées pour une meilleure résistance.
Compte tenu de la résistance des agrès de l'avion, il n'y a pas d'absorbeur d'énergie sur cette SOA.
Cliquer sur la photo de gauche pour l'agrandir.?
SOA pour parachutes OR nouvelle génération.
  • SOA du PFP: Cliquez ici>> pour revoir la description du parachute.
Elle est destinée à assurer, après accrochage du mousqueton au câble de l’aéronef, l’ouverture du parachute sans intervention du sautant. Après tension, elle ouvre les rabats du conteneur principal et aide au jaillissement de l’extracteur à ressort qui assure le déploiement de la voilure. C’est un matériel unique codifié. Sa longueur (hors mousqueton) est de 4,25 m et sa résistance à la rupture est de 1800 daN.
La SOA PFP se compose d’un mousqueton AP68 et d’une partie sangle fixée par couture.
  • "SOA" de l'ARZ G9,le DIR: Cliquez ici>> pour revoir la description du parachute.
Pour ce parachute, la SOA ne sert pas à ouvrir le parachute, mais à initier le RSE (ralentisseur stabilisateur extracteur). D’ailleurs, on ne parle pas de SOA mais de dispositif d’initiation du ralentisseur (DIR).
Le dispositif d'initiation ralentisseur se compose d’une sangle proprement dite, d’une résistance de 1800 à 2100 daN pour une longueur de 8,10 m. Elle est équipée à une extrémité d’une boucle destinée à la fixation par nœud à tête d’alouette au sac de déploiement de l’extracteur textile du RSE, d’une boucle de fixation intermédiaire au mousqueton permettant une utilisation de la sangle à 4,90 m, d’une bouclette textile (non utilisée), d’une platine de lovage à quatre pontets se verrouillant par ruban auto-agrippant (RAA) et à l'autre extrémité, d'une boucle recevant le mousqueton AP68.
 
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"Les matériels de parachutage et de largage".



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