Chapitre 2: HISTORIQUE DES UNITES MATPARA

 

Bureau de marque - Section technique de marque - Section d'expertise technique du MCO T-PL.

 
  • Bureau de Marque Parachutage et Largage (BMPL).
 
  • Les chefs du bureau de marque de 1968 à 1999.
CNE GASC
1968 - 1972
CNE DUBOIS
1972 - 1973
LTN GRALL
1973 - 1978
CNE DELAHAYE
1979 - 1981
CNE HIRTZIG
1981 - 1983
CNE CHARTOIRE
1983 - 1986
CNE LITTY
1986 - 1989
CDT TARRAT
1989 - 1993
CDT OLAH
1993 - 1995
CNE GENTY
1995 - 1997
CNE GREYER
1997 - 1999
 
  • Témoignage du LCL(er) GRALL (Coin's 142).
Dès mon affectation à l'ERGM, en octobre 1973, j'ai été nommé officier de marque, chef du bureau de marque. J’ai succédé au capitaine GASC, une figure de la spécialité et de l'établissement. Il avait été pendant de longues années le chef de l'atelier de réparation des parachutes et, je pense, le premier officier de marque de la spécialité.

Pendant mes cinq années au bureau de marque, j'ai bénéficié du concours de deux sous-officiers de la spécialité et en particulier du Major LANOUZIERE, qui, par son intelligence et sa haute compétence, a été pour moi l'exemple même du Major (sous officier supérieur remarquable et une encyclopédie vivante  de la spécialité). Il y avait aussi l'adjudant-chef GENOVA, ainsi que Georgette WILK qui a rejoint le bureau ultérieurement dans la perspective de l'élaboration des manuels de réparation.
Mon sentiment sur le poste : Je ne me rappelle pas que la technicité, indéniable, du poste ait été pour moi  un obstacle. Bien que, l'officier de marque que j'étais, aurait dû (logiquement) détenir une double expérience: celle de l'entretien (SEPP), mais aussi celle de la réparation (que je n'avais pas).
Mais en fait, à l'époque, la tâche urgente du bureau de marque consistait à élaborer,  avec le Centre aéroporté de la DTAT et le groupement aéroporté de la STAT, une documentation technique et notamment les notices techniques (celles qui concernaient donc l'usage et l'entretien, domaines qui m'étaient familiers).
Par ailleurs, et surtout, la création du bureau de marque procédait de la mise en oeuvre de l'instruction relative à la définition des nouveaux matériels dans son aspect logistique et maintenance (la 3800 ?). C'est à dire la définition de la politique de maintien en condition d'un nouveau matériel (mission de la STAT en collaboration avec la DCMAT avec donc un organe d'exécution sur place : le BMPL). Or malgré la très grande diversité de nos matériels (largage, parachutage) cette politique de maintien en condition était quasi immuable (seuls les déclencheurs chronos barométriques puis ensuite les matériels « oxygène » constituaient des nouveautés à prendre en compte). Aussi, après m'être plongé dans les arcanes de cette instruction et avec l'aide de Lanouzière, j'ai pu  participer « au marché des esclaves » de  mes premières « comlog » afin de garantir des approvisionnements initiaux sécurisants. Enfin, mon passage à L'ETAP faisait que j'étais connu par bon nombre des officiers de la STA, qui, comme moi, découvrait peu ou prou, cette instruction 3800.
Les relations avec les industriels (EFA et AERAZUR) se faisaient sous la houlette du bureau de la DCMAT (le bureau de marque étant considéré comme une « annexe » de ce bureau ce qui ne manquait pas de créer quelques irritations au niveau de la direction de l'Établissement).
Dans ces relations avec ces industriels, il s'agissait essentiellement d'informations respectives. Mais il m'est arrivé aussi d'aller chez des industriels du textile pour mener des essais de réception en lieu et place du SIAR, ou pour des enquêtes techniques. De toute façon la spécificité et la réputation de l'établissement dans la réparation des parachutes facilitaient le contact avec ces industriels (y compris étranger : IRWIN).
En conclusion, si on veut bien considérer que ce bureau de marque n'était pas un bureau « qualité » (bien que...) par rapport à l'atelier, et encore moins « l’œil de Moscou » de la DCMAT et du CTMAT au sein de l'établissement, mon grade de lieutenant et mon inexpérience dans la conduite de la réparation n'ont pas été des obstacles. D'autant que le chef de l'atelier à mes débuts était le lieutenant  KERMEL que j'avais eu comme adjoint à la SEPP de Pau et nos relations, respectueuses de nos fonction respectives, ont été excellentes et fructueuses je crois.

MJR LANOUZIERE Gilbert et Georgette WILK Le laboratoire du BMPL.
Visionneuse métreuse pour le contrôle des défauts. Dynamomètre à sangles et à rubans.
 
Le LTN GRALL aux J.P.O. de l'ERGM  
 
  • Section technique de marque de la 11°BSMAT.
En 1999, l'ETAMAT de Montauban est dissous et devient détachement de Montauban de la 11°BSMAT de Vayres. Les structures changent et le bureau de marque devient section technique de marque largage parachutage.
  • Les chefs de section technique de 1999 à 2010.
CDT GREYER
1999-2000
CDT BURNY
2000 - 2004
CNE GERHARDS
2004 - 2006
CNE GROLEAU
2006 - 2009
CDT CHAPEAU
2009 - 2010
 
  • Section d'expertise technique du Maintien en Condition Opérationnelle des matériels terrestres parachutage et largage.
Dans l'organisation 2010 de la maintenance, la STM-PL est directement rattachée à la Structure interarmées du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT).
Le 1er juillet 2016 la STM PL change d'appellation et devient section d'expertise technique du maintien en condition opérationnelle des matériels de parachutage et de largage (SETM-PL).
  • Les chefs de section d'expertise technique à partir de 2010.
CDT CHAPEAU
2010 - 2013
CDT DUROSELLE
2013 - 2017
CDT MOURCET
2017 - 2020
CDT CARUCHET
2020 -
 
  • Présentation du CDT Thomas (Coin's 380).
La fonction de la SETMPL regroupe toutes les activités qui concourent à la parfaite connaissance technique des systèmes d'armes. Par système d'armes, on entend le système principal et son système de soutien.
Ces activités consistent à :
  • mettre en application le principe du soutien logistique intégré lors de l'acquisition de nouveaux matériels terrestres, afin de définir et valider les éléments du soutien dès la conception du produit,
  • participer à la fiabilisation du système de soutien et du système principal tout au long de la durée de vie d'un programme,
  • préparer le retrait du service en fin de vie,
  • connaître les matériels sur le plan technique afin d’en assurer la gestion de configuration et conduire toutes les actions nécessaires à sa réalisation.?
Les activités liées à la fonction sont donc mises en œuvre à tous les stades du déroulement des opérations d'armement.
  • LES MISSIONS:
Les missions de la STMPL s'inscrivent dans le cadre de la commission de gestion de configuration (CGC) créée au titre du programme. La CGC traite de l'ensemble des travaux d'identification de la définition du système, de maîtrise des évolutions de cette définition. La CGC mise en place dès le lancement en élaboration et jusqu'au retrait du service, définit puis tient à jour la liste des articles de configuration. Sans être exhaustif, les missions principales de la STMPL et en particulier des responsables de marque (RM) sont :
Le Retour d'expérience:
Le RM exploite les faits techniques afin d'identifier les propositions de modification pour améliorer la fiabilité et garantir la maintenabilité des matériels et donc assurer leur disponibilité technique. Un compte rendu de défectuosité (CRD) est alors traité par le RM. 
Les Éléments du soutien logistique:
Le RM fait vivre et évoluer les éléments du soutien définis de son programme lorsque :
les résultats du RETEX technique révèlent une défaillance du système de soutien,
l'évolution du système principal impacte le système de soutien. 
L’Entretien des référentiels techniques:
Le RM est garant du référentiel technico-logistique des matériels terrestres des armées et à ce titre il est:
  • dépositaire et met à jour les dossiers de définition de référence de ses programmes,
  • responsable de la mise à jour des arborescences logistiques et fonctionnelles,
  • responsable de la création et de la mise à jour des fiches techniques. 
La Gestion de configuration:
La configuration d’un système est l’ensemble des caractéristiques fonctionnelles et physiques de celui-ci telles qu’elles sont décrites dans les documents de son système documentaire. 
Le Traitement des modifications:
Lorsque le projet de modification est validé par la CGC (techniquement et financièrement) le projet de modification est suivi d'une fiche technique (FT).
Le Traitement des obsolescences et des abandons de fabrication:
Le RM concourt à la gestion des obsolescences sur son programme en partenariat avec le gestionnaire de l’EMI.
  • L’ORGANISATION:
Organisée en groupes, la STMPL est commandée par un officier supérieur. L’officier adjoint s’occupe du pilotage des études et expertises techniques. Un secrétariat effectue la partie administrative et la vie courante.
Le groupe 1 s’occupe de tous les matériels de largage (parachutes de charge et extracteurs, plate formes, lots complémentaires et accessoires).
Le groupe 2 s’occupe de tous les équipements de sécurité (altimètres et ouvreur de sécurité), matériels d’oxygénation, matériels de navigation, système d’aérocordage polyvalent.
Le groupe 3 s’occupe de tous les parachutes OA et OR, gaines individuelles et fourreaux, accessoires (infrastructure, marquage, …), matériels de vol de pente.
Le groupe 4 s’occupe de toute la partie maintenabilité (réparation textile, modes opératoires) et matières premières.
Le groupe SEEDD, référentiels et documentation (cellule transverse), s’occupe des dossiers de définition, de la documentation technique utilisateur et des référentiels liés à SIM@T.
 
  • Articles de la STMPL.
  • Le système d'aérodage polyvalent (SAP) de monsieur Christophe DELAIS, à lire ici>>
  • Le système de largage de l'ÉCUME (SLE) de l'adjudant-chef Éric ZIMMERMAN, à lire ici>>
 



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