MATÉRIELS DE PARACHUTAGE, DE LARGAGE ET DE VOL DE PENTE. |
| |
| Les sangles d'ouverture automatique (SOA). |
| Les sangles d’ouverture automatique sont destinées à assurer, après accrochage du mousqueton au câble de l’aéronef, l’ouverture du parachute sans intervention du sautant. Selon l’aéronef et l’issue empruntées, la longueur et la couleur de la sangle varient. |
| SOA pour parachutes OA. |
| Auparavant, il existait un code couleur pour les SOA : - Sangle rouge sur les parachutes d'instruction au sol et les SOA « maquette »,
- Sangle jaune pour les sauts par portes latérales du Nord Atlas 2501, du C160, du C130 et de l'400M,
- Sangle bleue pour les sauts à partir du Twin Otter DH6,
- Sangle noire pour les sauts à partir de l'issue axiale du Transall C160,
- Sangle écrue pour les sauts à partir de l'issue axiale du C130.
Désormais, ce code couleur n’est plus d’actualité. Seul le rouge a résisté et reste la norme pour les parachutes d'instruction au sol. Autres évolutions notoires : le mousqueton AP68 est désormais fixée sur la sangle par un nœud à tête d’alouette au lieu d'une couture et les boucles d’extrémité sont cousues maintenant avec une couture en W, plus résistante que l’ancien croisillon. Nota: dans les années 60, il existait une SOA écrue qui était montée sur le TAP 661-12, mais dont on n'a pas de renseignements quant à son emploi. |
- SOA du TAP 661-12: type TAP 632.
 | La SOA TAP 632 est réalisée dans une sangle AIR 6159 d'une largeur de 25 mm et d'une résistance de 2000 daN. Elle a une longueur de 5,90 m de la lumière du mousqueton à l'extrémité de la boucle de SOA. La boucle terminale (1) était reliée au sac suspentes premières (ou sac à voile) par nœud à tête d'alouette. Une patte d'attache (2) était fixé au moyen de drisse en lin au milieu du sommet du rabat supérieur et les 3 boucles (3, 4 et 5) permettaient la fermeture des rabats au moyen de drisse 25 daN. Cliquez sur la photo pour l'agrandir. |  | Précision: tous les mousquetons équipant les SOA des parachutes de l'ancienne génération, sont des mousquetons AP34. | |
- SOA de l'EFA 672-12, type EFA 672 F1.
La SOA 672 F1 est réalisée, comme la SOA TAP 632, dans une sangle AIR 6159 de 25 mm de large et de 2000 daN de résistance. Elle a une longueur de 4,67 m de la lumière du mousqueton à l'extrémité de la boucle de SOA. Elle se différencie de la SOA TAP 632 par le remplacement des pattes de fixation au sac dorsal par des lumières. |
| Avec mousqueton AP34. Avec mousqueton AP68. |
|  Le TAP 696-26 F2 (alias EPI) a, dans son unité collective, une seule SOA : la SOA jaune (AP122) avec un mousqueton cousu sur la sangle. Cette SOA jaune est utilisé pour les sauts par portes latérales du Transall C160, du Hercules C130 et du CASA CN235. Sa résistance à la rupture est de 1800 daN et sa longueur terminée est de 4,025 m. Ce parachute est aussi utilisé avec trois autres SOA, de couleurs différentes. Chaque SOA possède sa propre codification. La couleur est liée à une longueur et à une utilisation. La SOA noire (AP99) : plus longue, elle s'utilise pour les sauts « tranche arrière » (ou issue axiale) du C160. La SOA bleue (AP102): plus courte que la jaune, s'utilise pour le TWIN OTTER ou pour l'issue axiale du CASA CN 235 (200 et 300). La SOA écrue (AP126): récente, elle s'utilise pour les sauts à partir de l’issue axiale du C130. Cette dernière est "étatique", c’est à dire créée par la DGA/STAT, alors que les autres sont issues du fabriquant AERAZUR.  | Le mousqueton AP68 se compose de 3 pièces mécaniques simples dont la cinématique confère au matériel une double sécurité d’accrochage : - le corps du mousqueton : pièce matricée en forme de crochet,
- le linguet : pièce coulée en forme d’étoile à trois branches qui permet par une cinématique simple de verrouiller le corps du mousqueton sur le câble de parachutage. Sa libération nécessite deux actions de rotation consécutives qui réalisent la sécurité du système,
- le ressort qui permet au linguet de retrouver en permanence sa position initiale et participe de ce fait à la sécurité du système.
Il a été mis en service fin des années 80, début des années 90. | |
- SOA écrue AP126 : saut issue axiale du C130.
 | La SOA écrue AP126 est destinée à permettre le saut depuis l'issue axiale des HERCULES C130H et H30 avec les parachutes TAP EPC-PP, TAP 696-26 F2 et ARZ 697B-29D. D'une longueur de 5,74 m (hors mousqueton AP68), elle permet des sauts jusqu'à 130 kg. C’est une SOA "étatique" fabriquée au détachement de Montauban du 3ème RMAT.. | |
- SOA AP138 de l'ARZ 697B-29D : saut issue axiale de l'A400 M.
 | La SOA IA A400M AP138 est destinée à permettre le parachutage par l’issue axiale de l’A400M du parachute ARZ 697B-29D. Elle se compose d'une SOA jaune de 7,15 m de longueur avec mousqueton AP68 et d'un sursac de couleur vert sapin spécifique au parachute 697B-29D. Le sursac permet, grâce à ses 6 volets (ou godets), de stabiliser le sac de voile dans le flux d’air en évitant les rotations intempestives du sac de voile dans la traînée. Il recouvre le haut du sac de voile et est équipé de 2 bretelles permettant la fixation de la SOA par nœud à tête d'alouette en même temps que la bretelle du sac de voile. Cliquez sur la photo pour voir le sursac. | |
 | L’EPC n'a plus de SOA dans son unité collective. Toutes les SOA utilisables avec l'EPC sont désormais codifiées indépendamment du parachute. La SOA EPC jaune : Elle est constituée de deux composants démontables: le corps de SOA jaune (la sangle) d'une longueur de 4 m et un absorbeur d'énergie équipé d'un mousqueton. Le corps de SOA et l'absorbeur sont fixés l'un à l'autre par un nœud à tête d'alouette. La SOA EPC noire : même longueur que celle du TAP 696-26 F2, elle était démontable en deux parties liées par une tête d'alouette. Il n’y avait plus d'absorbeur d’énergie, car le poids était limité à 110 kg pour un largage par l'issue axiale du C160. Sa résistance à la rupture était de 1800 daN et sa longueur terminée était de 6,71 m. Elle n'est plus utilisée. La SOA EPC bleue est identique à celle du TAP 696-26 F2. Sa résistance à la rupture est de 1800 daN et sa longueur terminée est de 3,20 m. |  | Remarques: - un absorbeur d'énergie est une sangle à décousure repliée sur elle-même qui permet d'absorber de l'énergie en cas de choc important pour protéger les câbles et fixations de l'aéronef. En effet, comme l'EPC supporte 165 kg (35 kg de + que l'EPI), on dépasse les limites que supportent en théorie les agrès de fixation des câbles.
- une sangle à décousure, est une sangle double dont les deux épaisseurs sont tissées ensemble. Cela crée une résistance quand on veut séparer les deux épaisseurs, ce qui "consomme" de l'énergie qui ne se retrouvera pas sur le câble de l'aéronef.
- on peut également monter la SOA jaune du TAP 696-26 F2 sur l'EPC. En effet, l'absorbeur d'énergie est volumineux et il crée quelques soucis quand les SOA sont agglutinées à la porte latérale, en particulier celle du CASA. Alors, bien sur, dans cette configuration, l'EPC sera limité à 130 kg.
- tous les mousquetons équipant les SOA des parachutes de la nouvelle génération, sont des mousquetons AP68.
| |
- SOA EPC, portes latérales A400 M.
 | La SOA EPC A400M est spécifique pour le largage par portes latérales de l'aéronef A400M. Elle est constituée d'une sangle jaune, protégée par un fourreau sur l'ensemble de la zone qui peut être en contact avec la porte. Un mousqueton AP 68 fixé par couture en extrémité de sangle permet l'accrochage au câble de l'aéronef. Nota : les fixations des câbles de l'A400M étant plus résistants que celles des autres aéronefs, l'utilisation de l'absorbeur d'énergie n'est plus nécessaire. Cliquer sur la photo de gauche pour l'agrandir. | |
- SOA EPC, issue axiale A400 M.
|
| |
| SOA pour parachutes OR. |
 | Lors des premiers sauts des stages "chute", les stagiaires effectuaient quelques sauts en ouverture automatique avec le parachute d'instruction TAP 155-32. La boucle terminale de la SOA était reliée à la base de l'extracteur "ressort" de la voilure principale au moyen d'une drisse à casser qui se rompait après avoir amené l'extracteur hors de la traînée du parachutiste. Une aiguille courbe assurait la fermeture des rabats du conteneur principal. Le mousqueton était un AP34. | | Montage de la SOA sur le TAP 155-32 |  | |
Elle est destinée, en phase de formation, à assurer l’ouverture de la voile principale sans intervention du sautant. Après tension sur les 2 joncs de fermeture qui libère la boucle de verrouillage, elle ouvre les rabats du conteneur principal et aide au jaillissement de l’extracteur à ressort qui assure le déploiement de la voilure. Cette SOA n'appartient pas à l'unité collective du PFP et est codifiée séparément. Sa longueur (hors mousqueton) est de 4,25 m et sa résistance à la rupture est de 1800 daN. La SOA PFP se compose d’un mousqueton AP68 et d’une partie sangle écrue sur laquelle on trouve un double jonc de verrouillage. |
Pour ce parachute, la SOA ne sert pas à ouvrir le parachute, mais à initier le RSE (ralentisseur stabilisateur extracteur). D’ailleurs, on ne parle pas de SOA mais de dispositif d’initiation du ralentisseur (DIR). Le dispositif d'initiation ralentisseur se compose d’une sangle proprement dite, d’une résistance de 1800 à 2100 daN pour une longueur de 8,10 m. Elle est équipée à une extrémité d’une boucle destinée à la fixation par nœud à tête d’alouette au sac de déploiement de l’extracteur textile du RSE, d’une boucle de fixation intermédiaire au mousqueton permettant une utilisation de la sangle à 4,90 m, d’une bouclette textile (non utilisée), d’une platine de lovage à quatre pontets se verrouillant par ruban auto-agrippant (RAA) et à l'autre extrémité, d'une boucle recevant le mousqueton AP68. | | | |
| |
| |